Une mission FEM-FAO à la SODEFOR, dans le cadre de l’évaluation du projet transfrontalier Côte d’Ivoire-Ghana

Dans le cadre de sa mission d’évaluation et de suivi des activités du Projet transfrontalier entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, une mission du Fond pour l’Environnement Mondial (FEM) et de la FAO a rencontré, le lundi 09 avril 2018, le Directeur Général de la SODEFOR, le Col. Mamadou SANGARE et ses collaborateurs.

En effet, le projet transfrontalier se défini par la mise en œuvre, par ces deux pays, du plan d’action commun de protection des éléphants transfrontaliers à travers la création d’un couloir de transhumance entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, la lutte contre le braconnage et la réduction des conflits Hommes-Faune.

La rencontre a permis à la délégation de ces deux structures qui financent le projet de relever les difficultés de faisabilité, les acquis et les perspectives pour l’atteinte des objectifs de ce projet qui s’inscrit dans le cadre global du plan d’actions pour la gestion des éléphants des corridors transfrontaliers d’Afrique de l’Ouest, adopté en juin 2003.

S’agissant des difficultés, la mission a pu noter entre autres, l’inadéquation entre l’envergure du projet et les moyens dégagés pour son exécution, la compréhension approximative du projet par la partie ivoirienne du fait de sa rédaction en anglais et les différentes crises sociopolitiques qui ont interrompu à plusieurs reprises les activités au niveau de la Côte d’Ivoire.

Au nombre des acquis, la mission a également noté le partage d’expérience en matière de protection d’éléphants transfrontaliers, la formation en gestion des conflits Hommes-faunes, l’adhésion des populations au projet et la rédaction d’un plan d’aménagement.

La perspective de poursuivre le projet jusqu’à son terme s’est aussi dégagé au cours des échanges.

Pour terminer, le Directeur Général de la SODEFOR a fait des recommandations pour la bonne conduite du projet. Il s’agit pour lui d’accorder une autonomie financière aux parties ivoirienne et ghanéenne, d’inclure dans le projet des activités de protection des forêts classées qui abritent des éléphants et de trouver les ressources pour la mise en œuvre des plans d’aménagement des forêts concernées par le corridor.

Service Communication